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Cie 36 DU MOIS | Bouches à oreilles – Revue de presse
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Bouches à oreilles – Revue de presse

Compagnie cirque, théâtre, objet

SPECTACLES RÉCENTS

L'Anteclown

| Théâtrorama – 29 mars 2016

“Plus qu’une fable, Barthélémy Goutet et Sébastien Bouhana racontent la solitude d’un personnage, qui cherche désespérément l’autre. Impudique ou timide, hâbleur ou farceur, il cherche avant tout à plaire, à séduire pour casser l’isolement sans y parvenir. « L’Antéclown est un ange exclu ”, souligne Barthélémy Goutet. Muré dans son isolement, il tourne en rond uniquement en confrontation avec lui-même, dans une logique qui “ l’imperméabilise aux autres ». Quand il aura trouvé son clown, il videra son sac pense-t-il. Sortir de l’isolement est une épreuve, c’est une sorte de maladie dont les autres se méfient et se protègent. C’est dingue. C’est sans issue. C’est à se tirer une balle. Une fois le spectacle terminé, avec son sourire ironique et son regard lointain, l’Antéclown reste dans un coin dans la tête, comme un questionnement interminable qui ne conduit à aucune réponse possible. Un spectacle inclassable dans le fond et la forme, à voir parce qu’il est dérangeant et iconoclaste, plein d’un humour décalé et de tendresse tout à la fois.”

 

| Stradda n°29 – Juillet 2013

« Barthélémy Goutet n’a pas tort de penser que ce spectacle, mis en son par le percussionniste Sébastien Bouhana (qui joue aussi la mère), intéresserait les psychanalystes. Pour autant, cela reste une farce dont la plastique convoque Enki Bilal comme David Lynch. »

Qui est Monsieur Lorem Ipsum ?

| Toute la culture – Mathieu Dochtermann – 22 septembre 2015

“La Compagnie 36 du Mois a présenté cette année au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes son spectacle Qui est Monsieur Lorem Ipsum ? Les qualificatifs se bousculent pour décrire ce spectacle brillant : poétique, musical, fragile, minutieux, drôle, enfantin, émouvant, inspiré… À base de marionnettes manipulées par ordinateur, le bidouillage de génie d’Emmanuel Audibert convainc à 200%.”

 

| Hottello – Blog de Véronique Hotte – 21 septembre 2015

“(…) les plaisirs terrestres parmi d’autres, relèvent de la musique, et le créateur et interprète Emmanuel Audibert, mélomane et pianiste, fait la part belle aux musiciens et à leurs instruments, solo ou orchestre entier dirigé par son chef génial. L’inventeur donne vie sur le plateau à un peuple minuscule de petites figurines et instruments en papier – fil invisible, câble pour miniatures, feuille légère, allumette, baguette de bois, carton, peluche -, des figures singulières ou bien standardisées et collectives. En tout, d’un point de vue technique, cent trente-sept servomoteurs dirigent par ordinateurs ces mini-marionnettes.”

 

| Théâtre au vent – Blog LeMonde.fr – 16 avril 2014

« Le public enfant et adulte était sous le charme »
“Au premier jour, Dieu créa le verbe. Lorem Ipsum n’est que le Dieu de petites marionnettes mais il émeut lorsque secoué par des mots en convulsion, il laisse échapper ses propres vertiges et quelques plumes de Rimbaud. (…) sorte de Dieu désaccordé qui souffle sur ces créatures comme dans un songe à dormir debout, comme si, oui, dans chacun de ces personnages brûlait un extraordinaire désir de vivre, de s’exprimer et si cela n’arrache pas la gueule, ça grandit toutes les petites émotions qui surgissent de l’ombre, du sommeil.”

 

| Panorama n°123 – Mars 2014
« Une rêverie éveillée »
“ Dans le monde magique de l’infiniment petit, grâce à ses marionnettes qu’il construit et manie avec une virtuosité hors pair via une machine ultra-innovante, il a plongé le public du théâtre dans une rêverie éveillée, proche de l’univers échevelé d’un Tim Burton.”

 

| Télérama sortir n°3248 – Mars 2014
« On aime beaucoup »
“ Emmanuel Audibert, chef d’orchestre de cette fable contemporaine, explore ce que notre monde dit de notre liberté. Seul en scène, il se débat avec ses marionnettes manipulées par ordinateur… Un spectacle qui allie bidouillage informatique et poésie.”

 

| Théâtre du Blog – 5 décembre 2013

« Ne le ratez surtout pas. »
“ Ce spectacle nous touche au plus profond de nous-même, et nous invite à une réflexion métaphysique. Sans doute parce que tous ces personnages ont quelque chose de tout à fait dérisoire et de très vrai à la fois.”

Variations Lorem Ipsum

| La Dépêche – 6 juin 2016
“Comme un voyage dans le temps, l’exposition se visite en déambu­lant d’un monde à l’autre, de la société paysanne du XIXe siècle au monde moderne du XXIe siè­cle. Deux univers face à face que tout semble opposer mais qui se rejoignent finalement grâce à une certaine forme de poésie. Le coup de cœur revient sans conteste au fabuleux orchestre animé de créa­tures fabriquées « à partir de bouts de rien » conçu par Emmanuel Au­dibert. Un spectacle hors du temps qui touchera petits et grands.”

 

| La Dépêche – 22 juin 2016
“Au cœur de l’exposition estivale de Cuzals à Sauliac-sur-Célé consacrée aux Ingénieux, l’orchestre électronique miniature créé par Emmanuel Audibert fait vibrer la corde sensible des visiteurs. Un véritable travail d’artiste signé par un comédien issu de l’univers du cirque.”

ANCIENNES CRÉATIONS

Les petites Fuites

| Roger Lenglet, philosophe, essayiste, journaliste

L’ordinaire des couples

« Le désir vient de naître, le couple vibre, extatique et léger comme duvet

flottant au souffle d’Eros. La suite, c’est toute notre vie ou presque, le

destin d’un couple avancé, comme on dit d’une viande qu’elle est avancée. Un

couple pue rapidement, personne n ’a encore inventé le congélateur de

sentiments. Emmanuel Audibert nous invite à mettre le nez dessus pour faire

le point franchement, ça s’appelle «les petites fuites ». Le pathétique, c’est notre contenance quotidienne. Du grand art. L’amour sous serment, nous refusons d’entendre les ruades du désir et feignons de fermer les yeux sur les fuites d’autrui, mais notre libido suinte, ça ressort de partout, ça coule… Rafistolez autant que vous voudrez, colmatez avec la rustine de la mauvaise foi, ça fuira toujours. « Les petites fuites » c’est la chorégraphie de notre comédie ordinaire. Il faut oser le dire : cette pièce réunit le meilleur du théâtre du quotidien. Audibert possède la douloureuse acuité de Pina Bausch et la tendresse mordante de Tati. Les acteurs, dans un maëlstrom de touches fines et hurlantes, inédites, exposent une étude de nos comportements d’une précision suffocante et irradiante à la fois. Le formidable pouvoir de pénétration de cette danse du désir contenu nous laisse ravis, transis, heureux… Formidablement gênés. Couples lassés ou encore enlacés, accourez à ce spectacle de pure voyance! »

 

| Pierre Lauret, professeur de philosophie à l’ENS

« (…) Emmanuel Audibert est en train d’inventer une nouvelle forme de théâtre comique, parfaitement originale. (…) Les acteurs ont bien un texte à dire, mais par son caractère lacunaire, restreint, conventionnel, il n’est qu’un paramètre, jamais dominant, de la pièce. L’invention d’Emmanuel Audibert n’est pas sans rapport avec le mime ; elle se rattache aussi à la Commedia dell’arte et toute forme de théâtre où les acteurs ont moins à s’emparer d’un texte qu’à montrer leur corps. À certains égards, elle rappelle le cinéma de Jacques Tati. (…) Ce qu’elle montre ici n’est pas toujours drôle, par contre le spectacle est toujours d’une stupéfiante drôlerie. Selon Heiner Müller, le comique naît de la précision. Dans « les petites fuites », la précision des rapports physiques (…) est comme multipliée par la virtuosité gestuelle des acteurs, qui satisfont entièrement à l’exigence rappelée par Peter Brook ; sur la scène, un acteur doit être étonnant, comme instrumentiste virtuose ou un sportif de haut niveau. Ainsi dans ce théâtre l’invention procède d’une conception personnelle et singulière mais se prolonge en un processus collectif de recherche et de mise en forme. Et le plaisir très perceptible des acteurs à être ensemble sur scène et à y faire du spectacle une véritable fête. »

Le Jour et la Nuit

| Théâtre de Rungis

Cette fantaisie spectaculaire est une invite à rêver notre quotidien autrement. Tout commence par un échange banal entre collègues de bureau (…). Quand un aéropage d’anges, plus ou moins bienveillants, peuple soudain l’espace, l’univers se déglingue.

La scène s’efface, laisse place à la piste de cirque et à ses acrobates, le récit linéaire quitte ses ornières pour une valse syncopée, les personnages tombent les bleus de travail, oripeaux du quotidien pour d’héroïques costumes de bande dessinée.

Junévile, léger, rapide, vif, aérien et lumineux, Le Jour et la Nuit rompt magistralement avec les traditions des trois arts invoqués ici: le théâtre gestuel, la danse et le cirque.

 

| Ventilo – Marseille, décembre 2002

« Il s’agit de bien autre chose que de cirque. Un mélange maîtrisé de comédie, de musique, de lumière, une réflexion esthétique et poétique (…) sur les relations humaines et l’amour. »

 

| Nouvel Economiste – V. de Lapomarède, avril 2002

« L’univers de Jacques Tati n’est pas loin. (…) Les scènes coulent avec grâce et occupent tout l’espace jusque dans les airs. (…) »

 

| Arts de la piste – O. Cogoule, juillet 2002

« Les contrastes, l’humour et l’excès que les acteurs développent déclenchent rires et applaudissements. »

 

| République du Centre – Janie Fest, oct 2000

« La représentation a conquis le public, qui a apprécié le mélange imprévisible des arts du cirque, de la danse et de la comédie…»

 

| Télérama – Cathy Blisson, octobre 02

« A la fin de la semaine, les petites « terreurs » étaient sur les gradins, des étoiles dans les yeux, à faire fuser des encouragements pour leurs formateurs d’un temps. Scotchés à une histoire envoûtante, énigmatique et onirique, à la lisière du cirque, du théâtre et de la danse contemporaine.»

Expect

| La nouvelle république du Centre Ouest (Vienne – 11 février 2006) Alain Licoine

 

«Expect» : un spectacle détonnant et étonnant

Le spectacle « Expect » a été présenté en avant-première à l’école du cirque du Champ des toiles à Saint Cyr.

Au départ, c’est étrange, on est surpris par ce personnage qui accueille avec un sourire engageant les spectateurs mais qui ne parle pas. Quand tout le monde est assis, il semble attendre le silence pour commencer, il a visiblement un discours à faire mais n’y parvient pas. Il a des soucis avec la langue et avec l’expression, c’est peut-être parce qu’il a beaucoup de choses à dire et que les paroles ne viennent pas… Il disparaît ce M. Loyal, et après une atmosphère enfumée, et bizarrement malsaine, arrivent une grande dégingandée et une petite nunuche qui interprètent une chanson qui deviendra un leitmotiv. Puis les autres acteurs, comédiens, artistes de cirques à la fois acrobates, équilibristes, jongleurs, sauteurs à bascule, vont mener une histoire étrange dont on ne verra pas le baiser final, car il s’agit bien d’amour.

Dans cette représentation, il ne faut pas oublier le septième personnage qu’est le praticable qui prend vie grâce à tout ce qui se passe dessous.

« Expect » par la compagnie 36 du mois est un spectacle original qui a sa place sous le chapiteau de Saint-Cyr voué à de telles mises en scènes qu’on est peu habitué à voir. (…) Pendant toute l’heure passée en compagnie d’Emmanuel Audibert, Sébastien Bouhana, Pierre-Jean Bréaud, Marjorie Delle case, Fitou et Sandra Pasini, on gardera le sourire et on admirera tout de même les tours de force traditionnels du cirque qu’ils réalisent.

 

| Centre Presse (Vienne – 17 février 2006) Marion Valère-Loudiyi

 

L’échelle du succès

Les Champs des Toiles à Saint-Cyr ont accueilli une troupe de cirque en résidence la semaine dernière. Les 36 du mois ont joué « Expect » trois fois devant des chapiteaux combles.

Après cinq premières minutes un peu lentes (…) le spectacle de cirque « Expect » présenté par les 36 du mois au Champ des Toiles à Saint-Cyr, s’est poursuivi sur des chapeaux de roues avec des trésors d’ingéniosité. Le plancher de la scène, par exemple, est composé de multiples trappes de toutes tailles qui permettent un jeu infini d’astuces. Elles offrent en outre de doux moments de poésie virtuelle, comme un brillant numéro de « jonglerie » avec quilles. On retiendra aussi la jolie machine tout en bois, infernale et gigantesque, inventée par un Géo Trouvetou… juste pour alimenter une ampoule.

Une histoire

Mais « Expect », c’est aussi une histoire, même dite avec peu de mots, de personnes qui ont envie de gravir sur l’échelle sociale (comme sur l’échelle du décor, d’ailleurs). Une représentation essentiellement visuelle des envies de monter plus haut, pour obtenir plus de succès et de reconnaissance. Autour de ça, des relations d’amour se nouent, des conflits aussi. L’issue n’est jamais comme on la rêve. Mais comme tout vient à point à qui sait attendre, la morale est sauve. Cette fable est interprétée par des artistes talentueux auxquels on s’attache dans leur excès circassien par excellence.

 

| Télérama Sortir (28 septembre 2005) Cathy Blisson

 

Les personnages mis en piste par la compagnie 36 du mois ne sont pas des héros circassiens comme les autres, et c’est pour ça qu’on les aime. Pour leur acrobatique maladresse, leurs mimiques cartoonesques, leur mécanique gestuelle parlante sans être parlée. Autant de marques de fabrique qu’on retrouve dans « Expect ! (…). Trois types roulant des mécaniques en chemise et bleu de travail, deux p’tites pépées respectivement romantique et rock’n’roll, un syndicaliste surmené, qui se narguent et se dragouillent en surgissant de trappes creusées dans la scène. Et la pièce se regarde comme un ballet animé.

 

| L’Oise Hebdo (mercredi 20 octobre 2004)

 

Un spectacle burlesque, satyrique et virtuose

La troupe de cirque 36 du mois en représentation

Une diva en robe rouge, un ahuri costaud et échevelé, un dandy nerveux, un acrobate en bleu de travail, une imbécile heureuse toute de rose vêtue, un jongleur encravaté et un « Monsieur Loyal » syndicaliste vociférant, les sept membres de la troupe 36 du mois ont donné samedi 16 et dimanche 17 octobre deux représentations de leur spectacle « Expect, la gueule de l’emploi » sous leur chapiteau monté sur le stade de Sainte-Geneviève.

Être faussement maladroit, tout un art

Plus qu’une représentation de cirque traditionnel, la prestation offerte aux quelques trois cents spectateurs rassemblés sur les deux jours s’apparente à une pièce de théâtre, cohérente bien que totalement déstructurée. En guise d’accessoires, les 36 du mois ne s’encombrent guère d’instruments compliqués : une guitare, une corde, une bascule, une échelle, un bon demi-million de quilles de jonglage, un bout de bois peint en noir, un Canard Enchaîné roulé en forme de matraque et un gros écrou. Mais, au cœur du spectacle, se tient a scène, leur scène, façonnée pour le besoin par le technicien-éclairagiste du groupe. Surélevée de plus d’un mètre, elle est percée de multiples trappes de diverses tailles et formes. Les interprètes disparaissent en un point de la scène, se glissent furtivement à l’abri des regards er réapparaissent en un autre lieu, créant un effet « magicomique » pour le plus grand ravissement des spectateurs. Réglée comme du papier à musique, la prestation mêle acrobaties virtuoses et fausses maladresses, indéniablement les plus difficiles à effectuer.

 

| Le Courrier Picard (mercredi 27 octobre 2004)

 

« Expect », un bel exemple de nouveau cirque

Un chapiteau s’est installé, cours Druon, au début de la semaine dernière. La troupe « 36 du mois » occupant les lieux, se préparait pour son spectacle « Expect, la gueule de l’emploi ».

En partenariat avec « Sources et Vallées », elle a donné deux représentations, l’une samedi à 20h30 et l’autre dimanche à 16 heures. Le public, des enfants aux plus âgés, s’est montré au rendez-vous pour assister à ce spectacle innovant qu’on appelle le nouveau cirque.

Mélangeant théâtre, clownerie, jonglerie, acrobatie et chant, la drôle de troupe a étonné. Entre les sauts périlleux, les portées, les chutes, les jongleries et les pitreries, chaque spectateur, enfant ou adulte, a pu trouver son compte et apprécier les différents tableaux suivants ses goûts.

Sur la scène, peu d’accessoires, juste une échelle et un tapis… Tout se passe sous la scène. Par un jeu de trappes et grâce à des ruses d’acrobates (balance et trampoline), les artistes ont su innover et enchanter les spectateurs.

À la fin du spectacle, le public est reparti ravi, emportant un brin de poésie en tête.