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Cie 36 DU MOIS | Anciennes créations
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Anciennes créations

Compagnie cirque, théâtre, objet

Nos anciens spectacles, dans l’ordre de leur création :

Les Petites Fuites

Théâtre dansé, 1h15

(137 représentations)

 

Création 1994 – Re-Création 2004

 

2 couples adulterriens détricotent un huis-clos déjanté.

 

Les Ramots et les Pellevaux prennent, à leur manière et au quotidien, les transports en commun. Tendres ou pénibles pas de deux, chutes d’escabeau, réflexions de tonneau…

Du mur, ils ne retiennent que la porte. À chaque représentation, ils terminent à la mer.

 

L’histoire des Ramot et des Pellevaux est le prétexte d’un jeu loufoque et dérisoire sur l’apparence, les formalités, la mauvaise foi, les pulsions, les étranglements, les entorses, les arrangements, les éclats, les chocs, les accrocs, les rigolades, le bruit, les bulles, Ottis Redding. Les paroles sont rares, hasardeuses.

Comme dans un dessin animé, les actes, les mots et le temps peuvent se contredire : impressions laissées, flash-back, ramassis de souvenirs. Une comédie burlesque, dérive onirique ou cauchemardesque de l’ordinaire.

Équipe

Création collective

Mise en scène : Emmanuel Audibert

Avec

Julien Asselin : Patrick Ramot

Barthélémy Goutet : Christian Pellevaux

Aurélia Labayle : Sofia Ramot

Adélaïde Ronchi : Marthe Pellevaux

 

Costumes : MaFred Delestré

Lumière, son et plateau :

Philippe Audibert, Victor Fernandes,

Emmanuel Audibert, Bertrand Pisson

 

Coproduction 2004 : La Grange Dîmière, Fresnes (94).

Soutien à la résidence : La Palène, Rouillac (16), avec l’aide à la reprise d’ARCADI.

 

Tournée : La Grange Dîmière (94), Centre Culturel La Palène à Rouillac (16), Théâtre de Cachan (94), Théâtre Firmin Gémier Antony (92), CCAS Régions Bretagne et Sud-Ouest, PACA et Languedoc-Roussillon.

Le Jour et la Nuit

Du théâtre au cirque… 1h15

(98 représentations, 13800 spectateurs)

 

Fantaisie spectaculaire de l’ordinaire pour sept anges, un homme et une femme.

 

Pascal et Agnès travaillent dans la même entreprise. Victimes de leur maladresse et de leurs mornes habitudes, ils désespèrent de s’avouer leur amour. Un beau jour, Pilgrin, mi-ange, mi-démon débarque incognito, investit le bureau disponible, et s’attelle à révéler les tempéraments cachés, les projets inavouables de ses deux collègues…

Spectacle onirique et énigmatique, Le Jour et la Nuit glisse avec sensibilité du récit classique à un patchwork surréaliste de formes empruntées au cirque, à la danse et à la bande dessinée. Avec la virulence absurde et indéchiffrable du réel, sans souci de logique réaliste, les personnages dévoilent petits rêves et grands cauchemars. Les drames amoureux, les questionnements intimes y sont contés tendrement, avec le détachement indispensable pour en rire. La critique sociale n’est pas loin, sous des atours burlesques. Une forme aléatoire de poésie se profile au fur et à mesure des rencontres comme autant de combinaisons possibles des hasards d’une existence fragile et incongrue.

 

Équipe

Mise en scène : Emmanuel Audibert

Lumières : Maxime Legrand

Musique : Emmanuel Cheau, Marjorie Delle Case, Sébastien Bouhana

Son : Patrick Naillet

Costumes : Anne Ventura

Avec : Aurélia Labayle, Barthélémy Goutet, Brice Goldschmid, Emmanuel Audibert, Emmanuel Sembély, Julien Asselin, Philippe Audibert, Marjorie Delle Case et Sébastien Bouhana

 

Coproduction Regards et Mouvements.

Avec le soutien de l’ANPE Spectacle.

 

 

Tournée sous chapiteau :

Festival Vivacité off- Sotteville-lès-Rouen / Festival Grugliasco – Turin (Italie) / Festival du mime de Souillac (Lot) / Festival d’Aurillac off / Gentilly (94) / Ballancourt (91) / Viry-Chatillon (91) /Marcoussis (91) / Mostar – Bosnie Herzegovine (avec l’association Parada) / Chevilly Larue (94) / Bagnères de Bigorre / Domaine de Chamarande (91) / La-Ferté-Alais (91) / Evry – Université (91) / Marseille (13) / Paris ¬ 68 Quai de Scènes-Printemps multipistes / Ste-Geneviève-des-Bois (91) / Dourdan (91) – Fête des Guinguettes / Etampes (91) – Guinette en Fête / Moigny-sur-Ecole (91) / Théâtre de Cachan (94) / Méréville (91) / Maisse (91) / Théâtre de Marcoussis (91) / Moigny-sur-Ecole (91) / CC de Grigny ¬ la Grande Borne (91) / C.C. de Morsang-sur-Orge (91) / La Norville (91) / C.C de Grigny (91) ¬ la Grande Borne / Saulx-les-Chartreux (91) – Animakt – Festival Jeunes pousses / Vert-le-Petit (91) / Théâtre des Ulis (91) .

Le Cabaret de Kiki

Roulements de tambour ou le cabaret de Kiki

Cabaret rétro et corrosif – 1h15

13 représentations, 4100 spectateurs

 

Un cabaret rétro et corrosif avec orchestre, fantaisies, acrobaties, danses, chansons, voltiges, paillettes et magnésie… mené par une famille de “saltimbranques” accompagnée d’artistes, représentants d’un nouveau cirque dans tous ses états.

 

Équipe

Mise en scène : Emmanuel Audibert

Lumières : Maxime Legrand

Musique : Emmanuel Cheau

Son : Patrick Naillet,

Avec : Julien Asselin, Emmanuel Audibert, Philippe Audibert, Sébastien Bouhana, Emmanuel Sembély, Brice Goldschmid, Barthélémy Goutet, Aurélia Labayle, Marjorie Delle Case, Sandra Pasini. Et des invités… chaque soir différents.

 

Tournée sous chapiteau : Marseille (13), Paris ¬ 68 Quai de Scènes-Printemps multipistes, Etampes (91), Ste Genevièce des Bois (91), Evry – Agora (91), Théâtre de Marcoussis (91), Viry-Chatillon (91).

Le Cabaret technologique

Numéros forains

27 représentations, 3200 spectateurs

 

Artistes de cirque et bêtes de métal… Au croisement du théâtre de tréteaux et de la performance futuriste, le cabaret technologique offre pour quelques instants des jouets inédits aux artistes pour des numéros drôles et dérangeants.

 

Des robots de la ménagerie technologique du cirque 360 rencontrent comédiens et acrobates pour des numéros forains. Sortis de l’ombre de laboratoires de recherche et d’usines, des robots industriels ont été « remis en scène ». Le Cheval, ouvrier spécialisé pour des chaînes de montage de la régie Renault transformé en simulateur équestre (CRIIP) ou Adept One, assembleur et monteur de serrures automobiles devenu joueur de baby-foot ou lanceur de couteaux (CRIIP)… Au croisement du théâtre de tréteaux et de la performance futuriste, ces numéros offrent une âme à ces machines et des jouets inédits aux artistes.

 

 

Équipe

Avec Bertrand Manuel (roboticien), Pierre-Jean Bréaud (acrobate), Emmanuel Sembely (clown), Sandra Pasini (comédienne) et pour l’événement 1,2,3 Cirque : Sandra Martinez (danseuse), Gérard Boyer (plasticien), Hélène Laporte (contorsionniste), Ciryl Hernandez (musicien), Francis Joly (marionnettiste), Katerina Flora (tissu), Marjorie Delle Case (musicienne), Barthélémy Goutet (comédien) …

 

Coproduction Cité des Sciences et de l’Industrie.

Avec le partenariat du CERMA -Université d’Evry Val d’Essonne et de l’IUT de Cachan-Université Paris Sud et le soutien de la Région Île de France, Cité des sciences, CG 91, DMDTS.

 

Lieux de représentation : Cité des sciences et de l’industrie (Paris, 75), Corbeil-Essonne (91), Monluçon (03), Rencontre de robotique à Vierzon (18), Fontenay-sous-bois (94), Théâtre de Cachan (94), Villette Émergences (Paris, 75), Fontenay-sous-bois (94), Théâtre de Marcoussis (91).

Expect !

Le Rythme des autres

Cirque-théâtre, 1h15

105 représentations, 23 700 spectateurs

 

De haut en bas, d’envolées lyriques en saynètes pathétiques, de trous en chausse-trappes, de culbutes en bascule, de main à main, de murmures en fanfare, six “faiseurs de progrès” gesticulent, s’agitent pour faire bonne figure.

 

Interprètes appliqués d’une improbable harmonie, prêts à tout pour conserver leur place, ils cherchent l’accord. Quand enfin la mécanique se grippe, les dissonances sortent de leur réserve ; un gouffre qui pousse au vertige des cœurs et redonne du corps à l’être.

Expect ! , fable acrobatique et burlesque, évoque ces moments d’indécision, d’hésitation que nous connaissons tous, emballés par le rythme des autres. On y voit des rencontres, des gens s’amuser et d’autres batailler ; et puis des périscopes, des trucs et des bulles, des amours chastes et des amitiés qui se construisent ; des tarzans modernes aux prises avec la jungle de fer qu’ils ont créée ; une communauté d’individus piégés par l’image qu’ils donnent d’eux… jusqu’à ce qu’un cœur vacille et chute.

Le spectacle est une évocation burlesque des mécanismes physiques et mentaux d‘individus contemporains faiseurs de Progrès. Ces artisans de l’impossible confrontent leurs intimes convictions au monde ritualisé et hiérarchisé de l’Entreprise, aux Stratèges de la Grande Mécanique. Soif des hauteurs, vertige des profondeurs, l’ascension appelle la chute…

 

Équipe

Avec Emmanuel Audibert (blabla, bascule), Sébastien Bouhana (percussions, folie douce), Pierre-Jean Bréaud (danse, voltige), Marjorie Delle Case (chansons, bidouilles sonores), Fitou (bascule, déséquilibres), Sandra Pasini (comédie, questions).

 

Sylviane Manuel : Production, collaboration artistique

Victor Fernandez, Patrick Naillet : Décor et régies

Philippe Audibert : Création lumière

Emmanuel Audibert et Sébastien Bouhana : Création bande-son

Bertrand Manuel : Trappes et bidouilles robotiques

Marjorie Delle Case : Chansons

Merci à : Abdel Senhadji (Cie ici ou là / acrobatie), Michel Dallaire (Hangar des mines / clown), Zigmund Biegaj (Cirque Zofi / bascule), Nordine.

 

Coproductions : le Théâtre de Cachan (94) La Cellule (32).

Avec l’aide à la création : Ministère de la Culture, DMDTS, Conseil Général du Val de Marne.

Et le soutien à la résidence : la Cellule (32), La Palène (16), La Grange Dîmière – Fresnes (94), La Paperie – Jo Bithume (49) et le centre de création artistique Nil Obstrat (95).

 

 

Tournée (2005-2008) sous chapiteau : Auditorium de Seynod (74) – La Paperie – Saint Barthélémy dʼAnjou (49) – LʼAvant-Scène, scène conventionnée de Cognac (16) – Festival off dʼAurillac (15)- Quelques p’Arts…le temps fort (07) – Village de cirque- Coopérative de rue et de cirque (75) – La Palène à Rouillac (16), Champ des Toile à Saint Cyr (86) – Festival Nuits d’Eole (57) – EFIDIS & Service Culturel Villepinte (93) – Festival off Chalon dans la rue (71) – Service Culturel Marcoussis (91) – Théâtre de Bonneuil sur marne (94) – IDDAC Centre Culturel de Cestas et de Villenave d’Ornon (33) – St Lys (31) – Janvier dans les Etoiles La Seyne sur Mer (83) – Caravane de Cirque Balma (31)- Villiers-le-Bel (95) – Parade(s) (92) – Fête des Petits Pois à Clamart (92) – Festival de Digne les Bains (04) – Festival de Mende (48) – Festival de Beauvais (60) –

 

Salle : Festival Les Echappées Belles, SN Alençon (61) – Espace Culturel Nort sur Erdre (44), Théâtre Le Liburnia à Libourne (33), Centre culturel des Carmes à Langon (33) – Théâtre de Nort sur Erdre (44) – théâtre de Libourne (33) – Centre culturel de Langon (33) – Théâtre de Sallanches (74) – Centre Culturel de Pornic (44) – Centre Culturel de St Medard en Jalles (33)

Tarets et autres parasites

Projet Copirates – 1h 40

10 représentations

 

Création 2010

 

Depuis toujours les pirates et autres voyous séduisent autant qu’ils font peur. Ils sont un exemple d’humanité en résistance mais aussi le mal et la cruauté incarnés. Les bons et les méchants tout à la fois. De ces paradoxes qui donnent envie de voir plus loin.

 

Ces grands rêveurs, combattants sanguinaires, sont naïfs et malins, fragiles autant que forts, muets polyglottes, inadaptés sociaux autant qu’excellents marins – et donc savants à leur manière, adultes dans des corps vieillis trop vite, qui se refusent à l’âge adulte, ignorants bourrés d’intuition, superstitieux, mais livrés à l’océan, abandonnés de tous et bravant tous les Dieux… Ceux que tout un chacun dans nos sociétés a décrétés méchants, nuisibles mais que la bonne conscience collective a élevés au rang de figure, exemplaire et incomprise.

 

Les pirates qui s’engageaient sur un navire laissaient pour ainsi dire leur vie à quai. Le drapeau noir des Pirates arborant une tête de mort raconte exactement ça, à bord d’un bateau pirate, on est comme déjà mort ; aux yeux des vivants, il illustre ce mode de vie qui consiste à voyager, « réquisitionner » sur son parcours les richesses en transit et saborder son avenir pour mieux fêter le présent ; fêtes de fer et de feu, macabres et amorales, atteignant la toute puissance des mythes originels.

 

Leurs corps, leur langue nous parlent de ce choix rédhibitoire, irrévocable, sans concession. Des paroles brutes, des relations violentes, des beuveries extrêmes, des esprits en révolte, des corps entraînés, des formes abîmées, des rires endiablés, des pensées en survie. Ils font usage d’une sacrée liberté. Cette société utopique insulte l’autre, mais reste traversée par les paradoxes de la nature humaine. Solitude et promiscuité, huis clos du navire et espace virtuellement infini de l’océan… Le pirate n’a jamais rien construit d’autre que sa fuite. Mais le symbole de la fuite est puissant.

 

Nous inventerons nos pirates sans a priori, sans préjuger d’aucun bien, d’aucun mal mais nous resterons complices de leurs idéaux et de leurs rêves. Pour laisser naître des figures de théâtre, brutes et clownesques, de cruauté et d’innocence mêlées. Et laisser affleurer les questions de sens, questions sur la vie, la liberté, le pouvoir partagé, l’amitié et l’insoumission. L’amour dans ce joyeux bordel est un ennemi, il détourne de l’objectif, il est soupçonné d’être au cœur de la compromission. Et pourtant toute révolte est le signe d’un amour de soi et des autres.

 

C’est la figure de cette révolte éternelle que nous voulons mettre en scène.

 

Équipe

Avec : Hanno Baumfelder, Sebastien Bouhana, Christophe Carrère, Valo Hollenstein, Vincent Maggionni, Raphaël Perrenoud, Lorca Renoux, Jeannot Salvatori, Sylvain Tamalet, Claude Whipple.

Mise en scène : Emmanuel Audibert

Coordination et chorégraphie : Lorca Renoux

Direction musicale : Jeannot Salvatori

Collaboration artistique et Production : Sylviane Manuel

Textes : Sara Harvey et Nicolas Flesh, Fantazio

Scénographie : Vladimir Cruells

Construction : Victor Fernandez

Création lumière : Julien Roure

Création costumes : Ursula Korzynska

Création maquillage : Sabine Fevre

Régie son : Erwan Quintin

Régie générale : Stéphane Balny

Administration et Production : Camille Roggero

 

Coproductions : « IADC » Jacques Prévert (Aulnay sous Bois – 93) ; La Grange Dîmière (Fresnes – 94).

Avec l’aide à la production d’ARCADI ; l’aide au projet de la SPEDIDAM ; l’aide à la création du Conseil Général du Val de Marne et l’aide au spectacle vivant de l’ADAMI. Avec les aides à la résidence de La Grainerie (Balma – 31), la Grange Dimière (Fresnes – 94), La Cascade – Pole des arts du cirque (Bourg Saint-Andéol -07), le CREAC (Marseille – 13), le Monfort (Paris – 75) et Arcadi dans le cadre des Plateaux Solidaires.

 

Tournée : Espace Jacques Prévert, Aulnay sous bois (93), la Grande Dimière, Fresnes (94), Théâtre de l’Agora, SN Evry (91), Caravanes de Cirques – théâtre Garonne (31), Pronomades (31).

L'Antéclown

L’Antéclown est une farce cynique et cruelle qui narre le parcours criminel et navrant d’un désaxé social.

L’Antéclown est un monologue pour clown relevant plutôt de la psychiatrie que de la rigolade.

L’Antéclown est le personnage de l’histoire…

L’Antéclown est une sorte de plaidoyer en faveur des isolés.

L’Antéclown est un thriller socio-clownesque.

L’Antéclown est un ambassadeur des laissés de côté, ceux qu’on ignore parce qu’ils sont transparents, trop timides ou trop complexés pour oser exister aux yeux des autres.

Tout au long de mon parcours, j’ai souvent eu l’occasion d’explorer le clown et ses multiples facettes, que ce soit au théâtre au cirque ou dans la rue et même en caravane. Il m’est toujours apparu comme un personnage profondément seul et que cette solitude le pousse vers les autres, vers le public. Quelle que soit la manière dont il s’y prend, timidité, franchise, inconscience, bagout, il est immanquablement mué par le même désir : plaire, séduire, toucher son auditoire pour sortir de son isolement.

Je peux dire alors que si la forme de ce spectacle relève du clown, son sujet est mon regard d’artiste sur l’isolement.

Plus on est seul, plus on a de chance de le rester, la solitude est une sorte de maladie.
Sortir de l’isolement est une épreuve, plus on y reste, plus on s’imperméabilise aux autres. « Ce n’est pas la pluie qui nous mouille pas à travers le ciré, c’est nous qu’on peut pas sentir la pluie. »

Les gens isolés font peur et l’on préfère parler d’insécurité plutôt que d’isolement. Au fond, c’est tellement plus facile de se protéger, plus simple d’être égoïste …
C’est pourtant souvent en se barricadant qu’on s’isole.
C’est dingue.
C’est sans issue.
C’est à se tirer une balle.

L’Antéclown est un ange exclu.

Mon intention est d’explorer les sources de la solitude de ce personnage, les raisons qui l’empêchent d’en sortir et les conséquences probables d’un tel isolement.

L’Antéclown ne parle pas aux autres et ils le lui rendent bien, c’est tout juste s’ils le remarquent.
L’Antéclown ne communique qu’avec lui-même.
Il ne parlera qu’en présence de son clown aussi tôt qu’il l’aura trouvé.

Il videra alors son sac.
L’Antéclown est le fruit d’une blessure.

 

Équipe

 L’Antéclown – De Barthélémy Goutet

Mise en scène et scénographie : Barthélémy Goutet

Conception musicale : Sébastien Bouhana
Conception lumières : Jonathan Climent Sarrion

Complicités : Sylviane Manuel, Emmanuel Audibert et Régis Hébette

 

Aide à la création par la Ville de Paris.

Soutien en résidence du Plateau 31, de La Grainerie et du Cirque Electrique.

 

Le spectacle est passé par :

Le Cirque Électrique (75) – Anis Gras / Le lieu de l’autre (94) – Le Plateau 31 (94) – La Grainerie (31).

Le camping théâtre est passé par :

« Les années joué », Joué-lès-Tours (37) – Festival Chalon dans la rue (71) – Dalle aux Chapiteaux – Cirque Electrique (75) – Chapiteau du Cirque 360 (94) – Espace Cirque d’Antony (92) – Festival Onze bouge (75) – Musée des Arts Forains (75) – Grande brocante festive de la Ville du Quesnoy (59) – La Bellevilloise (75) – Fête des Guinguettes de la ville de Chilly-Mazarin (91) – Festival 48e Rue à Mende (48).

Qui est Monsieur Lorem Ipsum

Spectacle pour un comédien et des marionnettes manipulées à distance.

Monsieur Lorem Ipsum, sorte d’artisan fou, nous ouvre les portes de son cabinet de curiosités d’un autre genre, qui se déploie sans cesse selon la magie propre à ces lieux de recherche. Il donne vie à un bric-à-brac d’objets, de poupées déjantées, de peluches abandonnées, de pianos… Comme dans une vision hallucinée, il s’entretient avec ce monde et se trouve embarqué par sa petite armée d’étranges créatures dans un voyage intime.

 

Et le spectateur assiste au doux délire de cet homme qui, pris à son propre jeu, nous transporte bien au-delà des quatre murs de son laboratoire de fortune qui grouille de vie.

Qui est-il par rapport aux autres ? Il se cherche, tire les fils de sa vie, et de discours en concerto, révèle un micromonde tendre et fou, violent et futile, mathématique et poétique. Qu’est-il dans l’absolu ? Un singe, un arbre, une pensée, un souffle, un songe, une sonate de Mozart ou un vers de Rimbaud ? Monsieur Lorem Ipsum c’est monsieur Tout-le-Monde, monsieur personne, vous, nous. Ce M. Lambda c’est l’être humain, sa force aveugle et ses doutes lumineux, ses convictions tordues et ses questions éternelles. C’est aussi ses colères et sa soif d’invention, sa capacité de création. Qu’en serait-il sinon de ce grand singe ?

Comédien, homme de cirque, mélomane, Emmanuel Audibert – alias Lorem Ipsum – tire les ficelles de ce jeu entre acteur et objet où l’homme n’est pas plus manipulateur que manipulé.

On met de côté ses rêves d’enfant, on les enfouit profondément mais on ne les oublie jamais, et ils sont tous prêts à être ranimés. Dans ceux d’Emmanuel, il y a ces bidouilles, la Gipsy robotique, une sorte d’art brut informatique. Ici, l’imaginaire flirte en permanence avec les chiffres, les lignes de code et cette provocation joyeuse à utiliser des servomoteurs pour donner vie à de petits bouts d’objets récupérés qui, assemblés, forment une matière porteuse d’histoires.

 

Équipe

Création et interprétation : Emmanuel Audibert
Mise en scène : Sylviane Manuel
Collaborations artistiques : Jean-Louis Heckel, François Monnié, Michel Cerda
Collaboration à la programmation : Bertrand Landhauser
Textes et musiques originaux : Emmanuel Audibert arrangés par Sylviane Manuel
Lumière : Marc Deroche
Habillages sonores : Manu Faivre
Accessoires : Laure Cotin
Construction des pianos : Victor Fernandes
Effets : Stefan Goldbaum-Tarabini

Photos : Annie Dissaux, Manu Faivre, Umberto Appa, David Schaffer, Emmanuel Audibert

 

« Qui est Monsieur Lorem Ipsum » a été créé en décembre 2013 dans le cadre du Festival MAR.T.O. au théâtre Firmin Gémier / La Piscine (92).

Coproductions Grange Dîmière, Théâtre de Fresnes (94).

Aide à la création par le Conseil Général du Val de Marne, Arcadi et la Spedidam.

Soutien en résidence du Plateau 31, Anis Gras – Le lieu de l’autre et des lieux compagnonnages marionnettes : Odradek-Cie Pupella-Nogues, La NEF – Manufacture d’Utopies.

Le spectacle est passé par :
Le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières (08) – Festival L’Entre-Sort de Furies (51) – Anis Gras / Le lieu de l’autre (94) – Festival Terra Incognita / Clastic Théâtre (92) – Festival Greli Grelo / Vélo Théâtre (06) – Grange-Dîmière / Théâtre de Fresnes (94) – TGP de Champigny s/ Marne (94) – Festival MAR.T.O. / Théâtre Firmin Gémier – La Piscine (92) – ODRADEK – Pôle marionnette / Cie Pupella Nogues (31) – PLATEAU 31 (94) – La NEF / Manufacture d’Utopies – Pôle marionnette.